Le 21 siècle : celui des drones

Si le 20e siècle fut celui de l’aviation et des ordinateurs, le 21e sera celui du drone dans lequel se juxtaposent les principes de ces deux mondes. En effet, depuis le début du nouveau millénaire nous assistons littéralement à une démocratisation du ciel par les UAV. Désormais, à la suite d’un investissement modeste, chacun peut y capturer des images époustouflantes de sa maison, de sa ferme, de son chalet ou de son lac, alors qu’un vol dispendieux en avion, hélicoptère ou montgolfière était auparavant incontournable.

Si la capture de photos/vidéos qui viennent agrémenter nos archives personnelles demeure la fonction la plus évidente de ces petits aéronefs, elle ne représente plus qu’une infime portion des applications auxquelles s’adonnent quotidiennement les drones.

À la télé, les drones sont utilisés pour les reportages en direct, les documentaires, les publicités et les tournages cinématographiques. Dans votre quartier, ils détruisent les nids de guêpes, photographient les maisons à vendre, détectent les failles dans l’isolement des résidences, inspectent les clochers d’église, aident à l’évaluation des propriétés.

Dans les grands centres urbains, ils contribuent à la gestion de foules et des manifestations, ils surveillent les autoroutes, fournissent des relevés photographiques et topologiques d’accidents et de scènes de crimes, ils offrent un support inestimable dans le cadre d’enquête et de filature de suspect.

Dans les champs ils épandent les semences et les fertilisants, aident à estimer les récoltent, à détecter les parasites, évaluer les maladies, les problèmes d’irrigation, à combattre les insectes, chasser les oiseaux, à compter les troupeaux bovins et ovins.

Dans les lieux dangereux ou inaccessibles, les drones s’avancent courageusement pour inspecter les barrages, les tours de transmission, pylônes électriques et parcs d’éoliennes. Dans les zones archéologiques, ils participent à l’étude des sols en profondeur.

En foresterie, ils évaluent la ressource, les menaces parasitaires et documentent les matières qui jonchent le sol une fois que la machinerie est repartie. Dans les zones non-habitées les drones recensent et surveillent les espèces menacées, retracent les animaux munis de radiobalises et contribuent à la prévention du braconnage.

Au-dessus des mines et des carrières, ils fournissent des relevés topologiques et de la cartographie 3D qui permettent de faire des relevés volumétriques des stocks extraits et toujours présents. Au-dessus des chantiers, ils suivent la progression des travaux, informent des équipements présents au sol.

En montagne, les appareils télépilotés collaborent à la détection d’activité sismique et volcanique, ils contribuent aux efforts de recherche suite à une avalanche, livrant du matériel de secours aux premiers répondants et agissant comme relais de communication d’urgence.

En altitude, ils captent des données météorologiques, évaluent la qualité de l’air et les conditions environnementales, ils détectent la pollution et collectent des échantillons atmosphériques. Ils participent aux spectacles aériens à travers des chorégraphies son et lumière, à des projections d’images ou d’hologrammes.

Au-dessus de l’eau, ils assistent les sauveteurs en détectant les requins et en surveillant les plages. En haute mer, ils assistent les brise-glaces de FedNav en réalisant des patrouilles de reconnaissance des glaces au-delà de la capacité des radars embarqués.

À la vitesse où vont les choses, il apparaît plausible que, d’ici deux ou trois décennies, on voit apparaître sur la toiture des résidences un petit air d’atterrissage de trois pieds carrés, dont les coordonnées précises seront enregistrées dans le bottin municipal, et qui servira à recevoir votre pizza préférée, vos médicaments de chez Jean Coutu et, pourquoi pas, vos achats en ligne…

À propos de KoptR Image

Koptr Image est l’école de formation #1 de pilotes professionnels de drones en Amérique du Nord.